Monde. Lors de son discours au Congrès de la FIFA, Gianni Infantino doit s’engager en faveur d’une Coupe du monde sans expulsions, détentions ni répression

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, doit expliquer aux fédérations membres qui se réunissent le 27 avril à l’occasion du 76e Congrès de la FIFA à Vancouver, au Canada, comment il compte veiller à ce que le plus grand tournoi sportif du monde ne devienne pas un théâtre de répression ni une tribune pour des pratiques autoritaires, a déclaré Amnesty International le 26 avril 2026.

« À seulement six semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, le président de la FIFA n’a toujours pas expliqué publiquement comment il compte assurer la sécurité des supporters, des journalistes et de la population locale et les protéger contre les détentions arbitraires, les expulsions massives et la répression de la liberté d’expression. Ce congrès de la FIFA est pour lui l’occasion de le faire, et la communauté mondiale du football attend autre chose que de vaines platitudes, a déclaré Steve Cockburn, responsable Justice économique et sociale à Amnesty International. « Alors que selon certaines informations, la FIFA hésite encore à demander au président Donald Trump de mettre fin aux raids menés par l’ICE pendant la Coupe du monde, il est difficile de croire que Gianni Infantino n’ait toujours pas pris cette décision afin de protéger toutes les personnes liées au tournoi. Rien qu’en 2025, 500 000 personnes ont été expulsées des États-Unis dans un contexte de crise nationale des droits humains. Cela ne peut plus durer. » Le mois dernier, Amnesty International a publié un rapport faisant état de graves menaces pour les droits humains, et de risques pour les supporters·trices, les joueurs·euses, les journalistes, les travailleurs·euses et les habitant·e·s du secteur dans les trois pays hôtes – et ce en particulier du fait des politiques d’immigration abusives et meurtrières des États-Unis, qui se traduisent par une recrudescence des arrestations illégales, des détentions massives et des expulsions.

« Les supporters devraient pouvoir profiter du tournoi ” sûr, accueillant et inclusif ” promis par la FIFA. Toutefois, aux États-Unis, les politiques d’immigration représentent une grave menace, tandis que la discrimination et les restrictions imposées à la liberté d’expression et au droit de manifester pacifiquement sont en vigueur dans les trois pays hôtes, a déclaré Steve Cockburn. Il est temps que le président de la FIFA Gianni Infantino nous explique enfin comment les droits fondamentaux seront protégés. »

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