Mali. Les autorités doivent enquêter sur le massacre de civils

AMNESTY INTERNATIONAL
RÉACTION
AILRC-FR
10 juin 2019

En réaction aux homicides illégaux signalés de près de 100 personnes lors d’une attaque
menée contre un village dans le centre du Mali, Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice
pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International, a déclaré :
« Ce massacre ignoble de civils au Mali est le dernier épisode de la spirale de violence qui
frappe le pays. Il témoigne d’un total mépris pour la vie humaine. Les troubles croissants et les
violences qui ont été signalées par la suite dans le centre du pays se caractérisent par des
homicides, des disparitions forcées et des incendies de villages, d’une ampleur alarmante.
« Les autorités doivent immédiatement enquêter sur ces homicides illégaux et amener les
responsables présumés devant la justice.

« La réunion du Conseil de sécurité des Nations unies prévue ce mois-ci sur la situation au Mali
doit placer la protection des civils au cœur des débats, en prenant les mesures nécessaires
pour renouveler le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la
stabilisation au Mali (MINUSMA) et en insistant sur la nécessité de lutter contre l’impunité dans
le pays. »

Pour en savoir plus ou organiser un entretien, veuillez prendre contact avec le Service de
presse d’Amnesty International : press@amnesty.org ou avec le bureau pour l’Afrique de
l’Ouest et l’Afrique centrale à Dakar.

Complément d’information
Plusieurs médias ont relaté le 10 juin qu’une centaine de personnes ont été tuées lors d’une
attaque menée le 9 juin contre un village du centre du Mali, où résident des membres du groupe
ethnique des Dogons. Le centre du Mali est le théâtre de violences meurtrières depuis plus
d’une année. Au mois de mars, une attaque meurtrière a été perpétrée contre le village peul
d’Ogossagou, dans le centre du pays : le bilan faisait état de plus de 150 morts, dont des
femmes et des enfants, et de nombreux blessés.

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