Demandez le respect des droits humains des personnes en détention provisoire

Des personnes qui n’ont pas été déclarées coupables d’une quelconque infraction meurent dans les prisons malgaches en raison des conditions épouvantables. Des personnes accusées d’infractions mineures, même des enfants, sont contraintes à vivre dans des prisons surpeuplées, où l’hygiène est déplorable. Dans la plupart des prisons, il y a davantage de personnes en attente de jugement que de personnes condamnées et les défaillances du système judiciaire peuvent retarder les procès pendant des années.

La détention provisoire prolongée est contraire à un certain nombre de droits humains, notamment au droit à la liberté, au droit à la présomption d’innocence et au droit d’être traité avec humanité et dans le respect de la dignité inhérente à la personne humaine. De fait, les conditions de détention provisoire sont extrêmement mauvaises et s’apparentent clairement à une forme de peine ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant.

Même lorsque des personnes sont libérées après quelques mois de détention provisoire, leur incarcération peut avoir des conséquences sur le long terme. Il est probable qu’elles se retrouvent sans emploi et qu’elles sombrent plus encore dans la pauvreté. Compte tenu des conditions carcérales, beaucoup voient leur état physique et psychologique se détériorer entre leur entrée en prison et leur libération.

Il faut que les autorités malgaches prennent immédiatement des mesures pour que la détention provisoire soit l’exception et non la règle. Elles doivent également veiller à ce que toutes les personnes détenues soient traitées avec humanité et que leurs droits fondamentaux soient respectés et protégés.

Le nouveau président, Andry Rajoelina, a la possibilité d’améliorer la vie des personnes victimes de ce système injuste.