ACTIONS ET CAMPAGNESDans le cadre de la semaine internationale de mobilisation des jeunes autour de la campagne exigeons la dignité, qui a eu lieu du 12 au 17 octobre 2009, les jeunes militants et sympathisants d’Amnesty International Bénin se sont retrouvés le samedi 17 au siège de l’institution dans un creuset dénommé Fiesta dignité. Activités intellectuelles et récréatives étaient au rendez-vous. Que ce soit les communications en plénière, les travaux en ateliers ou le jeu et la musique en plein air sur la terrasse de la section, tout a contribué à rehausser l’image de la fête à Amnesty international Bénin. Tous les jeunes vêtus du T-shirt jaune griffé (((Exigeons la dignité))) aux couleurs d’Amnesty se sont entretenus sur les différentes thématiques qui composent cette campagne. Certains d’entre eux ont pu mettre en ligne sur le site Internet http://demanddignity.org conçu à cet effet ce que représente pour eux, la dignité. Des jeux d’animations, des travaux en atelier ont meublé cette soirée spéciale Exigeons la Dignité. Une communication très riche et fructueuse sur le thème « la technologie au service de la réduction de la pauvreté » a été présentée par le webmaster d’Amnesty International Bénin Juste GNIMAVO. Unanimement, les participants se sont mis d’accord sur le fait que « si nous ne nous unissons pas pour lutter contre la misère dans le monde, nous pouvons être certains qu’elle touchera nos proches, nos amis, et nous également. Alors tous ensemble car il est temps d’exiger la dignité qui est la plus précieuse des richesses.» Toujours dans le cadre de cette semaine internationale de mobilisation, Amnesty International Bénin a organisé une causerie avec les femmes mères de la Croix Rouge locale de Porto-Novo. L’accent a été particulièrement mis sur le problème de la mortalité maternelle à travers ses causes, et les précautions à prendre pour y remédier. Ainsi les femmes ont compris que la mortalité maternelle est favorisée par les sévices corporels que certains hommes infligent à leurs épouses ; les pratiques rétrogrades jadis tolérées sous le couvert de la coutume telles que l’excision et le mariage précoce ; les grossesses précoces et leurs conséquences comme l’avortement ; le nom accès des femmes aux soins de santé en raison de leur manque de ressource pécuniaire ; le nom respect des prescriptions médicales (non suivi de la grossesse et non utilisation des médicaments) ; le manque de centre de santé de proximité spécialisé et enfin, que la santé est un droit humain et non une faveur ou un cadeau et qu’il faut s’unir pour exiger son respect. Les femmes ont aussi pris également conscience de leur rôle prééminent dans l’éducation des enfants, et de la nécessité pour elles d’être informées et éduquées aux droits humains. A travers les explications et témoignages donnés dans la langue du milieu, les participantes ont apprécié ce rendez-vous d’échanges qui vient apporter plus de lueur et de lumière dans leur combat quotidien contre la pauvreté. |