OEUVRES ACTISTISTIQUES DANS LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ.

Parmi les millions de membres que compte Amnesty International à travers le monde, on distingue des talents de divers ordres et de plusieurs catégories. Chacun contribue à sa manière aux activités du mouvement.

Nafiou IDOHOU AROKOHO

Aujourd’hui, tous les bons canaux artistiques sont utiles pour la promotion des droits humains. De la musique au théâtre en passant par la bande dessinée et le design, plusieurs personnes utilisent une autre vision pour sensibiliser et contribuer à la vision d’un monde débarrassé de toutes les formes de violations faites aux Hommes.

Certains d’entre eux sont très connus et ont mis cette célébrité au service des droits humains. Des artistes du monde entier ont cru en l’action d’Amnesty International et continuent de faire connaître le mouvement à travers leur œuvre.

Le célèbre peintre, dessinateur et sculpteur Pablo Ruiz PICASSO a offert le dessin sur le thème de l’espoir dont les reproductions ornent aujourd’hui certaines affiches promotionnelles d’Amnesty International. Tout comme lui, Jean –Michel FOLON, ardent défenseur des droits de l’Homme a illustré diverses campagnes pour le mouvement. C’est encore lui qui a illustré la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH).

Faut-il le rappeler, en 1988, le spectacle Human Rights Now a réuni pour une tournée mondiale au bénéfice d’Amnesty International des grands noms comme Sting, Youssou N’Dour, Tracy Chapman, etc. Les chanteurs Phil Collins, Bono ont aussi appuyé Amnesty International. Des cinéastes et des comédiens tels Jean-Luc Godard, Philippe Noiret, Catherine Deneuve, Mathieu Kassovitz ou Marc Levy pour n’en nommer que quelques-uns, ont appuyé AI, souvent en créant à son intention des œuvres originales.

Quant aux humoristes et autres artisans de l’humour, ils entretiennent avec Amnesty International une longue tradition de collaboration, faisant exprimer à leurs personnages toute l’horreur des exactions commises chaque jour dans le monde.

C’est pourquoi Amnesty International Bénin, dans sa dynamique de recrutement de nouveaux membres ouvre ses portes à tous les artistes qui ont en eu une fibre pour la défense et la promotion des droits humains. Mettre leur génie au service du mouvement sera la plus grande contribution qu’ils auraient apportée au combat contre les différents faits et gestes qui violent les droits humains. Surtout en cette période de grande pauvreté, la Campagne (((Exigeons la dignité))) saurait gré à toutes les bonnes initiatives artistiques qui militeront dans le sens de la réduction de la pauvreté.

Devenir membre d’Amnesty International et surtout contribuer à ses actions renforce l’image et la célébrité de l’artiste ainsi que sa grande visibilité en même temps que cela rehausse l’impact des activités du mouvement. C’est dire en mot qu’il s’agit d’un carrefour de partenariat gagnant-gagnant.

 

LE TRAVAIL DES ENFANTS, UN PHÉNOMÈNE INTERDIT

Un phénomène interdit par les normes internationales de droits humains

Léonard d’ALMEIDA

labourant la terre, Source Enfants Internet

En 1989, les Nations Unies ont adopté la Convention des droits de l’enfant. L’un des articles interdit le travail excessif et dangereux pour les enfants. Des années après, un enfant sur quatre dans le monde est obligé de travailler durement sans ou pour un salaire de misère. Il travaille pour vivre ou faire vivre sa famille. L’Afrique est proportionnellement le continent le plus touché, suivi de près par l’Asie et l’Amérique latine.

Mais les pays industrialisés ne sont pas épargnés. L’exemple édifiant est celui d’Enzo, ce jeune italien est serveur dans un bar au lieu de jouir de son droit à l’éducation en fréquentant un établissement d’enseignement scolaire. A Naples, plus de 35.000 enfants travaillent au lieu d’aller à l’école.

Tout comme ces statistiques, plusieurs centaines de milliers d’enfants ne vont pas à l’école et sont employés comme domestiques, serveurs dans des cafés, des bars, main d’œuvre dans des carrières, des entreprises et usines de fabrications, des vendeurs ambulants, etc.

Aujourd’hui, avec la multitude de textes protégeant et défendant les enfants de ces abus, il urge que leurs contenus soient réellement mis en application et les auteurs et complices de leurs violations, réprimés par la justice.

 

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LA PEINE DE MORT

Amnesty International Bénin a sacrifié à la tradition

Quelques militants, arborant le T-shirt de la journée sur la plage de Fidjrossè, Cotonou (Images AI Bénin 2009)

Amnesty International Bénin à l’instar du mouvement et de la communauté internationale a célébré le samedi 10 octobre 2009, la journée internationale contre la peine de mort.

Dans ce cadre, le secrétariat national a donné, dans la matinée de ce samedi, une conférence de presse à son siège. Plusieurs hommes des médias aussi bien de la presse audiovisuelle qu’écrite étaient à ce rendez-vous. Le communiqué de presse et l’essentiel des échanges ont tourné autour de la nécessité pour le monde en général et le Bénin en particulier de supprimer la peine de mort de son arsenal juridique.

L’après-midi, les militants et sympathisants du mouvement se sont

Vue des équipes qui ont animé l’activité, AI Bénin2009

retrouvés à la plage de Fidjrossè à Cotonou dans « Contre la peine de mort à travers un match de football ». Cette rencontre a été précédée d’une petite discussion sur les raisons qui fondent l’engagement d’Amnesty International à militer et à œuvrer pour l’abolition de cette sentence.

Vue des équipes qui ont animé l’activité, AI Bénin2009

Il faut dire que la veille (le vendredi 09 octobre 2009), la section a conçu et envoyé des messages personnalisés à plusieurs personnalités influentes de la République dont le Président de la République, Thomas Boni YAYI et le Président de l’Assemblée nationale, Mathurin Coffi NAGO, les invitant à s’investir personnellement dans l’abolition complète de cette peine au Bénin.

 

8ÈME ÉDITION DU MARATHON DES LETTRES

La section béninoise entre dans la danse !

Amnesty International Bénin a participé à la huitième édition du Marathon des lettres aux côtés d’Amnesty International France au même titre que les sections sœurs du Burkina Faso, du Togo, du Mali, de la Côté d’Ivoire et de la Tunisie.j

Le secrétariat national a, avant et pendant cette semaine de mobilisation fait toutes les démarches nécessaires en vue de la promotion et de la réussite de cette activité à laquelle la section béninoise participe pour la toute première fois.

Plusieurs stands ont installés pour la circonstance. Que ce soit dans le Centre Multimédia SANDY à Vodjè Sonar, au Centre de Recherche sur Internet CAEC Mgr Louis PARISOT à Aïdjèdo, à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) à Abomey Calavi ou au siège d’Amnesty International Bénin, tout l’arsenal a été mis en place pour attirer l’attention des usagers, des étudiants et du public en général sur cette activité de mobilisation en faveur des personnes en danger. Avec les affiches massivement utilisées aux entrées, les fonds d’écran appliqués à tous les ordinateurs, les tapis de souris et les sous-bocks, tout a été utilisé pour décorer les sites retenus aux couleurs de l’événement. La médiatisation s’est également faite dans la presse avec deux émissions radiophoniques : l’une sur Océan FM et l’autre sur Radio Univers afin de présenter l’activité et de susciter la participation du plus grand nombre de personnes.

En plus des signatures en ligne sur les cas présentés cette année, les internautes ont eu droit à des tchats vidéo où ils ont dialogué en direct avec des invités comme Mohamed Ibni, le fils de l’opposant politique tchadien porté disparu, Ibni Oumar Mahamat Saleh ; Lamba Soukouna, jeune africain victime de violences policières en France pour ne citer que ceux-là.

Amnesty International Bénin est sorti fort de cette expérience, prêt à faire des exploits encore plus grands lors des prochaines éditions du marathon des lettres.